Imperium

 


Auteur : Robert Harris                     
Edition : Pocket
Pages : 467
ISBN : 978 2 266 17406 0

Quatrième : 

Rome, 71 avant J.-C. Par un froid matin de novembre, Tiron, secrétaire particulier du jeune sénateur Cicéron, ouvre la porte à un étranger terrorisé. Cet homme cherche à assurer sa défense contre Gaius Verrès, le redouté gouverneur de Sicile, qui l'aurait odieusement spolié.
Pour Marcus Tullius Cicéron, qui rêve d'accéder à l'imperium, le pouvoir politique suprême, cette affaire pourrait être l'occasion d'accomplir ses desseins. Car sans fortune ni naissance, ce brillant avocat ne peut compter que sur son éloquence pour réussir. 
Son irrésistible ascension va pouvoir commencer...

A priori...

"O tempora ! O mores !" A peine ai-je vu ce livre que les célèbres discours de ce brillant avocat ont raisonné à mes oreilles... Je voulais retrouver son ardeur, son éloquence, je voulais être transportée, comme si j'y avais été... Mes attentes étaient énormes, je voulais du Cicéron, du vrai, mais avec l'inquiétude certaine de ne pas être satisfaite. Je pensais, malgré mes souhaits, qu'il était impossible de saisir ce grand homme et de lui rendre justice.


Au fil de la lecture :

Première surprise : roman écrit à la première personne ! Tu sais comme ce genre de narration m'effraie. Mais rendons à César ce qui est à César : ici ce n'est absolument pas dérangeant, et je dirais même que le narrateur (le secrétaire de Cicéron) s'efface pour laisser place au récit et ainsi, je l'ai souvent oublié. Mes goûts en termes de narration, commencent à devenir moins fermés grâce à ce genre d'expérience. Après ce premier détail, je dois te dire que RIEN n’a perturbé ma lecture ! Le style est simple, tu te laisseras facilement emporter si tu n’es pas un lecteur / une lectrice aguerri.e. Mais ce fut peut-être là point de déception au début : je n’ai pas réussi à me défaire du style soutenu de Pierre Grimal dans ses Mémoires d’Agrippine. Ce dernier me revient toujours en tête, pure merveille. Mais Imperium a ses qualités, qualités qui lui permettent de finalement se démarquer…
Je me suis sentie en immersion presque immédiatement, j’ai accroché dès les premières phrases. Le style, sans être recherché, reste travaillé : la première page est écrite comme l’exorde d’un discours. Ce travail autour du discours m’a fait son petit effet, je te l’avoue. Parlant de discours, il faut également noter que tu trouveras, au fil des affaires traitées, des extraits de ceux de Cicéron, et là ça ne fait plus seulement « son petit effet », non l’ami.e., ça donne des frissons ! Voilà ce que j’attendais !
Il y a cependant, des courts passages où j’ai décroché. Fatigue du moment ? Ralentissement du rythme du récit ? Je ne saurais t’en donner une cause précise. Tout ce que je peux t’en dire, c’est que ces moments de flottement n’ont pas empêché ma compréhension, et que j’ai pu très vite me resituer dans la trame générale. Et puis disons-le : le rythme est généralement rapide, fougueux… Je n’ai jamais été aussi bien tenue en haleine par une intrigue politique !
Enfin, à tous ceux qui ne connaissent pas Cicéron et n’ont que peu de souvenirs des cours d’histoire sur la République romaine, je n’aurais qu’une chose à vous dire : allez-y sans hésiter ! L’approche historique est précise et donne un bon aperçu des institutions de l’époque.

Ce qu’il m’en restera…

Une réelle envie de me plonger dans la suite… J’ai presque envie de dire : heureusement qu’il y a deux autres tomes !

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