un joli roman hitorique

La dame du Palatin







Auteur : Pactrick de Carolis     
Edition : Pocket
Pages : 512
ISBN 13 : 9782266220057

Quatrième :

Naître à Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron. En partant de ce fait historique, Patrick de Carolis dessine le portrait passionnant et attachant d’une femme soumise aux règles de sa condition sociale, puis entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d’Agrippine et de Néron. Pour s’emparer du pouvoir ou le conserver, aucun lien du sang n’est respecté, aucun obstacle ne semble infranchissable, aucun assassinat n’est négligé. C’est à la violence et à la cruauté de cet univers que Paulina et Sénèque vont être confrontés.

A priori...

Une fois n'est pas coutume, j'ai lu ce bouquin pour mon stage : il était proposé au choix avec Les mémoires d'Agrippine. Alors bon, je l'ai lu bien plus tard que les élèves donc il n'a pas eu de réel intérêt dans le cadre de mon stage, mais il reste intéressant tout de
même...

Au fil de la lecture :

Honnêtement, ce début m'a dérangée, il ressemble plus à un documentaire qu'à un "roman". Tu as déjà vu ces reportages sur arte, tu sais ceux où les experts parlent, expliquent les faits etc. et s'en suit une reconstitution historique ? Eh bien voilà à quoi ce début m'a fait penser ! Alors non, je te vois arriver avec tes gros sabots : il n'y a pas non plus des paragraphes documentaires, j'exagère un peu... mais tout est orienté vers la précision historique, sur la vie romaine. Je m'explique : de Carolis a utilisé de nombreux termes latins qu'il explique, il s'arrête sur les notions ou faits que tu pourrais ne trouver qu'en note dans les autres romans. En fait, c'est plutôt intéressant car tu auras une précision que tu ne trouveras nulle part ailleurs, et tu apprends tout en te délectant...  Mais pour autant, ce qui m'a déplu dans ce début, c'est l'utilisation du présent. Oui oui c'est bête, mais à bien y regarder, tu as souvent lu des romans écrits au présent ?! Eh bien non, c'est peu fréquent, donc j'ai eu du mal à m'y faire, puis j'ai fini par me dire que ça contribuait au jeu d'actualisation, de reconstitution... et je n'y ai plus fait attention. 
Après ces premiers questionnements j'ai pu me concentrer sur le personnage principal : Paulina. Un personnage attachant et pour qui tu éprouveras comme moi, peut-être, beaucoup de compassion. Bon, soyons honnêtes : elle m'est d'abord apparue comme une jeune fille un peu niaise et je me suis même demandé "Mais comment Sénèque a-t-il pu l'épouser ?!". Mais arrive le temps des malheurs et des épreuves auxquels elle fait face avec beaucoup de dignité. Je me suis surprise à m'identifier à elle en me demandant comment j'aurai réagi à sa place. C'est une femme qui se dessine peu à peu. Peut-on parler de femme forte ? J'hésite, parce que le contexte ne le lui permet pas, mais c'est une femme qui est piquée de curiosité, qui réfléchie et qu tente de s'affranchir des barrière que la société antique impose aux femmes. Y parvient-elle ? Il est dur de prendre ses distances avec les traditions, mais elle choisi d'épouser Sénèque, elle lit et s'interroge sur ses textes, elle remet en question les grandes têtes de l'Empire. 
Je dirai alors que les dernières 200 pages perdent leur intérêt principal : le sujet se décale, il n'est plus question de Paulina, ou de son mariage avec Sénèque, mais de l'Histoire. L'intrigue se décale sur l'histoire, mais moins bien que chez Grimal. Je me permet la comparaison puisque les deux œuvres parlent à peu près de la même époque. Le récit perd sa profondeur, l'histoire est dépeinte de façon trop linéaire et les années s'enchaînent très, voire trop rapidement sans qu'il y ait un réel fond. Les quelques années qui précèdent la mort du philosophes sont expédiées, comme si tout ce qu comptait c'était le suicide ordonnée par Néron. Dommage donc, car le cheminement qui y mène ainsi que les liens forts de Paulina et Sénèque (qui expliquent la fin tragique) ne sont  pas assez exploités et ne permettent pas, à mon sens, de comprendre le dernier geste de l'héroïne. Je dois cependant d'avouer que cette scène finale m'a tiré de petites larmichettes... Que d'émotions ! 

Ce qu'il m'en restera :

Malgré quelques points négatifs, la lecture d'ensemble a été très agréable et surtout enrichissante : j'aime ces roman qui ont un réel apport historique et culturel ! Il y a pas mal de polémiques autour de ce livre qui serait, d'après certains, un plagiat de divers œuvres de Grimal.... Je ne suis pas une pro du plagiat et je en connais pas assez les deux auteurs pour juger, mais pour autant je les trouves bien différents et malgré tout, soyons honnêtes, Patrick de Carolis n'arrive pas à la cheville de grimal, même si j'ai beaucoup aimé le lire. Ainsi, je conseillerai Grimal pour son style MAGNIFIQUE, et de Carolis pour l'aspect culturel. 

En conclusion :

Les plus : les détails culturels, les émotions vives, lecture simple et agréable
Les moins : les fluctuations quant aux divers récits, une fin trop rapide

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