Que dire ?


Arcadia

  

 

      Auteur  : Fabrice Colin
      Edition : Bragelonne        
      Collection : Le mois du cuivre
        ISBN-13 : 978-2-352947-26-4





Quatrième :
« Votre âme s’est étourdie aux lumières de Londres, et vous avez oublié que Camelot était le coeur d’Arcadia… » Londres, 1872. Dans le monde d’Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable. Un jour pourtant, d’étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant plongé sous les eaux, quatre jeunes gens férus d’art victorien entendent le même appel, et s’apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.

A priori…
Bon, pour aujourd’hui rien de folichon : j’ai juste bien accroché avec la quatrième… De ce que j’avais cru comprendre aussi, sur internet, c’est que l’univers devait appartenir un peu au steam punk. Comme je ne connaissais rien de ce genre, je me suis juste dit « pourquoi pas ? », après tout, il y a un début à tout.

Au fil de la lecture…
Pour le coup, je me serais bien passé de ce « début » ci ! Arrive enfin l’écriture de l’article que je redoutais tant… Je n’ai pas du tout aimé cette lecture. En fait, ce qui s’est passé, c’est que je n’ai RIEN compris ! Difficile, donc, d’en écrire quelque chose ; mais je vais essayer de t’exposer mon avis le plus clairement possible.
D’après ce que j’avais compris de la quatrième, il devait y avoir deux mondes : Arcadia, steam punk, plein d’artistes blablabla, et notre monde, version apocalyptique. Des artistes d’Arcadia devaient peindre une œuvre, que ceux de Paris devaient retrouver et y déchiffrer un message. Jusque là, ok. Je m’attendais à voir les héros d’Arcadia en danger, et que les parisiens leurs viendraient en aide à travers la peinture. Eh bien non ! Ça aurait été trop beau pour être vrai !
Attention, spoiler :
Finalement, on comprend très vite que les héros d’Arcadia sont les parisiens, pourquoi pas. Ils peuvent, comment dire, communier ? Je t’explique : en prenant une sorte de drogue, nos chers parisiens (je suis désolée l’ami.e., mais je suis tellement paumée que je n’ai même pas retenu les noms des personnages !) tombent dans les vapes et se retrouvent dans leurs corps de héros d’Arcadia. Bon, en fait on a les correspondances à la fin du livre donc jusque là on peut "facilement" comprendre.
Tu me diras, « mais où est le problème ? », parce que oui, ça peut être sympa comme idée après tout ! Mais, il y a encore d’autres correspondances ! Ces héros arcadiens / parisiens sont AUSSI des héros des légendes arthuriennes ! ET DES PLANETES ! Avoue-le, toi-même tu commences à être perdu.e., n’est-ce pas ? Tu dois vite comprendre que dans ce roman, il y a trop de trop, et si ce n’est pas bien écrit, ça se transforme vite en petit bordel… et ça a été le cas, du moins pour moi. L’auteur a voulu faire trop compliqué non seulement d’un point de vu narratif, mais aussi stylistique. Il joue beaucoup sur des non-dits, il a essayé de se donner un style très fleuri, et a voulu mettre trop d’informations. Je lui ai même trouvé quelque chose d’un peu « pédant » : les personnages d’Arcadia sont tous des personnages historiques (politiques et artistiques), Fabrice Colin a voulu, et c’est trop flagrant, jouer sur les références. Tout se mélange et rend la lecture compliquée et désagréable.
J’ai été très étonnée quand j’ai vu que les autres blogueurs ont adoré et y ont mis de bonnes notes. Bien sûr, à chacun ses goûts, mais je ne comprends pas qu’on puisse dire qu’il faut accepter de ne pas tout comprendre. Si je lis, c’est pour comprendre justement, sinon bah je ne lis pas. On y a aussi souvent vu beaucoup de poésie et de rêve : à mon sens, ce n’est pas parce que le roman parle de rêves et de poètes que ça en fait un roman poétique et onirique.J'ai quand même eu peur d'être passée à côté de quelque chose, mais il semblerait bien qu'un flou entour ce roman.
Ça a donc été pour moi une certaine déception, surtout que l’idée de base me semblait géniale. Je note, par exemple, tout l’univers créé autour de Dodgson : le dodo, le lapin… Il y avait là une super idée à creuser ! Il manque juste de tempérance et de rigueur.

Ce qui m’en restera…
Pas grand-chose de bon honnêtement, je n’ai même pas compris la fin… Cependant, je ne désespère pas, et je tenterai un autre livre de Fabrice Colin. Je m’explique : Arcadia était l’un de ses premiers livres, les derniers sont peut-être plus qualitatifs. 
J'aimerais tout de même finir sur une mention TRÈS spéciale sur la collection le mois du cuivre, de la maison Bragelonne. Je t'en avais déjà parlé pour Le Golem et le Djinn, et vraiment, je ravie d'avoir de tels livres dans ma bibliothèque ! Tous les détails sont extrêmement soignés, donc au risque de me répéter : ce sont de véritables bijoux. J'en ai encore un dans cette collection, Une étude en Soie, mais pour lequel je réserve une "semaine spéciale"...

Pour conclure :
  • Les plus : le personnage Dodgson et l’univers qui l’entoure, mais c’est tout…. 
  • Les moins : le passage inutile à la première personne par moments, trop de personnages, univers trop compliqué

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