De la "fantasy burlesque"?!


Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La huitième couleur


 



Auteur : Terry Pratchett
Edition : L’atalante                  
Pages : 252
ISBN-13 : 9782841726899
             





Quatrième de couverture :
Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-même juchés sur la carapace de la Grande tortue. Oui, c’est le Disque-monde.
Les habitants de la cité d’Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur un myriade de petites jambes.
Tellement inoffensif que le Patricien  avait chargé le calamiteux mage Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu’au Bord du Disque.
Car Deuxfleur était une espèce plus redoutable qu’on ne l’imaginait : c’était un touriste…
A la lumière de l’octarine, la huitième couleur, découvrez l’univers dantastique et cocasse de Terry Pratchett.

A priori…
Ce roman me faisait de l’œil depuis plusieurs mois déjà, mais j’étais effrayée à l’idée de me lancer dedans. En effet, ce n’est pas UN livre, non, mais une saga de 35 tomes ! Etais-je prête à me lier d’amour avec une telle saga ? Aurai-je le courage de tout lire, et ce, sans perdre le fil du début à la fin ? J’avais peur, rien qu’à voir les couvertures, de tomber dans un style trop lourd, une intrigue mêlant trop de personnages, trop d’aventures, trop de trop.
Et puis zut, qui ne tente rien n’a rien…

Au fil de la lecture…
Quel dynamisme ! Au bout de quelques pages à peine, j’ai su que j’allais ADORER cette saga. On ne s’embête pas avec de longues descriptions, Terry Pratchett ne vous ménage pas en vous menant en douceur dans son univers, non de non, vous y êtes poussés d’un « coup de pied au cul ». En quoi est-ce génial ? Le style est on ne peut plus juste, c’est exactement ce qu’on attend d’une parodie de science-fiction.
Vous n’avez pas le temps de dire « ouf », que vous êtes déjà emportés dans les aventures de Rincevent, un « faux » mage, un peu dépassé par les évènements, et Deuxfleur, touriste débordant d’enthousiasme et de naïveté. Mention spéciale pour le Bagage, ce coffre aux pieds innombrables, qui retrouve toujours son maître et qui a un caractère… canin ! Mais si je continue comme ça, on n’en finira pas, les personnages sont tous attachants, même la Mort — oui oui, je vous l’assure ! —, qui est juste blasé (non cher ami, je n’ai pas fait une faute d’accord, la Mort est un homme !) que Rincevent arrive toujours à lui échapper.
Pour ce qui est de la trame narrative, les actions s’enchaînent les unes aux autres, sans aucune pause ! Une aventure surmontée ? Un second problème survient aussitôt. C’est finalement très agréable, parce que vous n’avez pas le temps de vous ennuyer. Mais pour autant, il n’est pas difficile de suivre : le style est très clair, sans fioritures, et il faut dire que Terry Pratchett maîtrise très bien son récit. Il sait voguer d’un espace à un autre sans vous perdre : et vous pouvez très facilement rattacher les morceaux entre eux.
Et que dire de l’humour… il déborde, il foisonne, et ça soulage. Ça fait du bien, de temps en temps, de lire de la science-fiction qui n’est pas que sombre, que guerre, que pouvoir. J’ai aimé rire de ces (mes)aventures. Cet humour rend les scènes très visuelles, scènes dignes du cinéma, en toute franchise.
En bref, c’est un livre qu’on se plaît à lire pour une détente optimale.

Ce qui m’en restera…
J’ai abordé cette lecture en me disant « Non Sofanie, tu ne réussiras Jamais à lire TOUS les tomes » « Tu es sure ?! » « Oui oui, sure, contente-toi du cycle des sorcières… ». Et finalement… je lierai tout, et avec grand plaisir ! J’ai accroché, au point de m’engager sur le long terme avec cette saga. Je ne me vois pas la lire partiellement, je veux connaitre chaque personnage, chaque aventure, chaque détails, sans en perdre la moindre miette.

Pour conclure…
Les plus : personnages, style visuel, humour… enfin TOUT
Les moins : soyons logiques, l’ami, si « TOUT » est un plus, il n’y a pas de moins !

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